La Gauche Moderne - Newsletter 36 - mai 2012

 

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Le 6 mai : faire entendre sa voix et faire démentir les pronostics !
La voie des urnes plutôt que celle des médias !


Près de 9 millions et demi de Français ont voté, au premier tour, pour Nicolas Sarkozy. Avec 27,18% des suffrages, il est coiffé sur le poteau par François Hollande qui ne le devance que de 1,45% des votants !

Rien n’est donc encore joué, loin de là, contrairement à ce que certains médias et instituts sondages, qui se font volontiers, juges et censeurs, nous avaient pourtant vendus comme inéluctable et incontestable.

La République n’est pas plus « sondagière » qu’elle ne doit être, du reste, communautaire, comme nous y inviterait pourtant les partenaires politiques et électoraux de François Hollande.

La Gauche Moderne qui a décidé, lors de sa Convention nationale du 24 mars dernier, de soutenir Nicolas Sarkozy, voit ainsi son choix légitimé : ce dernier demeure le plus à même de diriger notre pays en cette période de crise, où les vents de la tempête se sont apaisé mais peuvent souffler de nouveau à la première bourrasque de la finance internationale.

Humanistes, à l’écoute d’un monde où les asymétries économiques et sociétales restent un chantier à combler ;

Républicains exigeants, et vigilants face à la tentation communautariste visant à amalgamer des communautés plutôt que de créer une identité collective et façonner un destin commun ;

Laïques tolérants, mais tout aussi intransigeants quand il s’agit de faire face à ceux qui souhaitent remettre en cause l’universalité de la portée de la laïcité ;

Sociaux-libéraux, ouverts aux innovations et soucieux de créer la richesse d’aujourd’hui et sécuriser les emplois de demain ;

Femmes et hommes, élus de terrain, responsables associatifs fortement impliqués dans tous les territoires - hexagonaux et ultramarins - de la République, Français de l’étranger, Français issus de la diversité : le 6 mai, sera l’occasion de confirmer notre choix de raison et de conviction, pour que la France reste forte, unie et solidaire.

Ce sera aussi l’occasion, en fidélité avec notre légitime spécificité, en exprimant nos différences assumées, par rapport au candidat de l’UMP, de rappeler les valeurs humanistes, progressistes et de solidarités auxquelles nous tenons et qui caractérisent notre engagement aux côtés de Nicolas Sarkozy.

Ces dernières, prises en compte par Nicolas Sarkozy et exprimées à plusieurs occasions dans ses meetings, comme celui de Cernay en Alsace, le 25 avril dernier, font toujours autant la différence avec une gauche plus que jamais pétrie dans ses ambiguïtés qui lui font oublier bien vite les anathèmes du passé et les oukases lancés contre ceux qui défendaient une Europe plus confédérale, nettement moins libérale et résolument plus protectrice que celle que le candidat François Hollande défendait en 2005 et qu’il continue de louer aujourd’hui.

Le réformisme a définitivement changé de camp en 2007 : le parti socialiste, resté archaïque et autiste, est demeuré aveugle à ce qui, pourtant, en avait fait sa légitimité, autrefois en France et aujourd’hui au-delà de nos frontières.

La « réforme juste » a été le fil directeur de l’alliance nouée entre la droite, les centristes et la gauche réformiste et moderne depuis 2007. Elle le demeure davantage encore en 2012.

Jamais un Président de la République n’avait autant métamorphosé notre pays en si peu de temps et avec autant de conviction et de détermination ! Changements spectaculaires et ostensibles quand il s’est agi de réformer les fondements essentiels à la pérennité du service public et à la continuité de fonctionnement de l’Etat (Justice, Université, Force Armées, Santé, Assurance maladie…).

Mais aussi changements « fondamentaux » quand il s’est agi de prendre à bras le corps - avec réalisme, courage et responsabilité - les principaux sujets de préoccupation des Français : l’emploi, le pouvoir d’achat, la sécurité, les retraites.

Choix parfois douloureux, que nous impose la nécessité de maintenir nos acquis économiques, sociaux, culturels dans un monde où la concurrence est ouverte, souvent faussée tout au moins encore trop fortement dé-régulée.

Choix pourtant difficiles à assurer dans bien des cas, car il convient de veiller tout autant à garantir notre image, notre qualité de vie, notre mode de pensée ; bref ce qui constituent les identités plurielles du peuple français, admirées et transmises - par le passé comme aujourd’hui - à travers toute la planète.

Choix néanmoins indispensables, si l’on souhaite assumer notre rang de grande puissance, à la fois régulatrice et protectrice, qui continue à éclairer le monde, en premier lieu desquels vis-à-vis de partenaires rigoureux aux demandes citoyennes tout aussi prégnantes que celles des Français !

Il ne reste désormais plus que quelques jours cruciaux pour ramener à la réalité nombre d’électeurs qui se sont déclaré pour une candidature ayant réussi à attirer dans ses filets les Français qui souffrent le plus de la crise ; les jeunes, les agriculteurs, les ouvriers.

Ce sont ces votants, issus le plus souvent de milieux ruraux fragilisés et des quartiers dits populaires, se considérant jusqu’ici sans voix, qui se sont senti poussés dans une impasse et qui de facto ont décidé de voter aux extrêmes. Il nous faut aussi aller conquérir ceux qui ont décidé de bouder les urnes.

Bref, il nous faut continuer à combattre le Front national et ne nous laissons pas abuser il n’est pas question de « chasser sur les terres » du Front national mais de chasser ce dernier des terres autrefois perméables aux idéaux de justice sociale et de souveraineté populaire.

Ce combat nous l’avons engagé et continuerons à le mener au-delà de l’élection présidentielle, aux côtés des humanistes, des radicaux, de la famille centriste, des écologistes non dogmatiques, avec qui nous soutenons Nicolas Sarkozy depuis cinq ans et avec qui nous partageons nombre de valeurs fondatrices de notre engagement, notamment notre foi partagée dans une Europe que nous souhaitons réformer pour qu’elle continue de protéger notre quotidien, pour qu’elle libère des dogmatismes et qu’elle élargisse l’horizon économique et social de ces citoyens, telle qu’elle fut pensée en 1957 par les pères fondateurs de l’Europe.

Les bouleversements géopolitiques et géo-économiques que nous vivons, qui signent la fin du cycle né aux lendemains de la seconde guerre mondiale, ne rendent pourtant pas caduque tout ce que nous avons contribué à mûrement façonner. C’est notre devoir d’Européens convaincus quoique vigilants de montrer en quoi l’Europe est la réponse, pas la cause à nos maux.

La Gauche Moderne y contribuera avec conviction et détermination pour faire gagner, le dimanche 6 mai, Nicolas Sarkozy, et par-là même pour faire gagner une France forte, dans une Europe qu’il faudra par la suite également consolider !


Signataires  :

Jean-Marie BOCKEL Sénateur Ancien Ministre Président de La Gauche Moderne
Marielle GALLO Députée Européenne
Michèle STRIFFLER Députée Européenne
Christian DEBEVE Délégué Général de La Gauche Moderne, Coordinateur Régional La Gauche Moderne Alsace, Animateur de la Fédération du Haut Rhin
Brigitte MAUROY Conseiller régional NPC, Conseillère Municipale de Lille Coordinatrice Régionale La Gauche Moderne Nord Pas de Calais
Louis-Bertrand GRONDIN Conseiller régional Réunion, Conseiller Municipal de Saint Louis, Coordinateur Régional La Gauche Moderne Réunion
Michel BARRE Maire d’Ignaux, Animateur de la Fédération LGM de l’Ariège
Patricia LARNAUDIE Adjoint au Maire de Aix en Provence
Robert THEVENOT Adjoint au Maire de Caluire Conseiller communautaire grand Lyon, Coordinateur Régional La Gauche Moderne Rhône Alpes
Marie-Thérèse PILET DUCHATEAU Adjoint au Maire d’Orléans, Animatrice de la Fédération LGM du Loiret
Christian BONNET Adjoint au Maire de Avignon, Animateur de la Fédération LGM du Vaucluse
Hervé REYNAUD Adjoint au Maire de Avignon, Animateur de la Fédération LGM de Saône et Loire
Charles LEOPOLD Adjoint au Maire de Sélestat
Yves RIO Adjoint au Maire de Saint Sébastien sur Loire, Animateur de la Fédération LGM de Loire Atlantique
Jean-Pierre WALTER Adjoint au Maire de Mulhouse
Malika GAUTHIE Conseillère Municipale de Dijon, Animatrice de la Fédération LGM de la Cote d’Or
Charles BADACHE, Conseiller Municipal de Caen, Coordinateur Régional La Gauche Moderne Basse Normandie
Jean-Marie KUTNER Conseiller Municipal de Schiltigheim, Animateur de la Fédération LGM du Bas Rhin
Jean-Marcel ROSTAND Conseiller Municipal de Perpignan, Animateur de la Fédération LGM des Pyrénées Orientales
Martine JEANNIN Conseillère Municipale de Besançon
Jean-Charles QUINTILIANI Conseiller Municipal de Strasbourg
Sandra MOURGUES, Conseillère Municipale de Fonsorbes, Coordinatrice Régionale La Gauche Moderne Midi Pyrénées, Animatrice de la Fédération LGM de Haute Garonne
Mourad SOUNI Conseiller Municipal de Dreux, Coordinateur Régional La Gauche Moderne Centre
Ayoub BILA Conseiller municipal de Mulhouse
Eric MALMAISON Coordinateur Régional La Gauche Moderne Ile de France, Animateur de la Fédération LGM du Val de Marne
Philippe PETIT Coordinateur Régional La Gauche Moderne Martinique
Lilia PARISOT Coordinatrice Régionale La Gauche Moderne PACA, Animatrice de la Fédération LGM des Alpes Maritimes
François BREBANT Coordinateur Régional La Gauche Moderne Languedoc Roussillon, Animateur de la Fédération LGM de l’Aude
Laurence BENHADDOUCHE Coordinatrice Régionale La Gauche Moderne Franche Comté, Animatrice de la Fédération LGM du Doubs
Souleymane KONE Coordinateur Régional La Gauche Moderne Bourgogne, Animateur de la Fédération LGM de l’Yonne
Simon Pierre TREZEGUET Coordinateur Régional La Gauche Moderne Haute Normandie
Nadine BIRABENT Coordinatrice Régionale La Gauche Moderne Aquitaine
Emmanuel DUPUY Chargé des relations internationales de LGM, Animateur de la Fédération des Français de l’étranger
Hélène HAUTVAL Animatrice de la Fédération LGM de Paris
Jean-Loup DUJARDIN Animateur de la Fédération LGM des Hauts de Seine
Deny JEAN Animateur de la Fédération LGM du Gard
Patrice SCHOENDORFF Animateur de la Fédération LGM du Rhône
Christophe BATAILLE Animateur de la Fédération LGM du Nord
Ghislaine TARGET Animatrice de la Fédération de l’Aisne
Aurélien GOYETCHE Animateur de la Fédération LGM des Pyrénées Atlantiques
Patrick COMPTE trésorier de La Gauche Moderne
Paul BASQUIAST Membre du Conseil National de La Gauche Moderne
Patricia LALONDE Responsable du MEWA
Virginie TAITTINGER Chef d’entreprise



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La Gauche Moderne - Newsletter 35 - Avril 2012

 

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Hommes et femmes de gauche, nous soutenons Nicolas Sarkozy

La Gauche Moderne appelle à se Rassembler largement autour de Nicolas Sarkozy pour Réformer et Moderniser pour une France plus Juste et plus Forte !

Sociaux-libéraux, Radicaux, Républicains laïques, Ecologistes humanistes, nous nous étions retrouvés, nombreux en 2007 aux côtés de Nicolas Sarkozy, portés par la promesse de réformes justes et convaincus que la France forte avait besoin de modernité.

Si nous avions été ailleurs qu'en France, en tant que réformistes, universalistes et solidaristes, soucieux de justice sociale, nous serions sans doute restés dans nos partis politiques respectifs. Hélas, ces derniers, contrairement à ceux des pays qui nous entourent, n'ont pas su ni voulu s'adapter aux formidables défis qu'imposent un monde en constante métamorphose.

Nous aurions été aux côtés de l'ancien chancelier Gerhard Schröder pour mener les réformes courageuses, parfois douloureuses et pourtant nécessaires, qui font de la rigueur financière allemande sa meilleure arme dans la globalisation.

Nous n'aurions très certainement pas hésité à soutenir la politique de moralisation de la vie publique italienne engagée par Mario Monti aujourd'hui, par Romano Prodi hier.

Nous aurions été avec Tony Blair en Grande-Bretagne, pour promouvoir une gauche moderne, pragmatique et non sectaire, loin de l'archaïsme qui caractérise le Parti Socialiste français.

Nous aurions bien évidemment été aux côtés de Barack Obama dans sa politique réformiste et progressiste, qui nous rappelle qu'une puissance n'est grande que quand elle regarde vers le monde autant qu'elle veille à protéger ses citoyens, premières victimes de la crise.

Nous avons longuement mûri ce choix de raison, malgré nos divergences idéologiques passées, nos légitimes combats politiques qui nous avaient divisés par le passé, notamment sur la question européenne.

Le constat d'alors, est toujours la vérité d'aujourd'hui : une crise économique, financière et monétaire d'une ampleur sans précédent est venue confirmer la nécessité de réformer la France à la manière dont Gerhard Schröder l'a fait avec courage et détermination en Allemagne entre 1998 et 2005.

Nicolas Sarkozy a raison quand il en appelle à s'inspirer du modèle rhénan - qui du SPD à la CDU, souvent réunis dans une unité politique qui amplifie sa voix sur la scène mondiale - fait de l'Allemagne le champion économique de l'Europe.

Il a également raison quand il consulte l'ancien Premier ministre socialiste espagnol Felipe Gonzalez pour engager le vaste chantier de la démocratisation de l'UE, que réclament les citoyens européens, soucieux que leur voix soit prise en compte en toute transparence et sans l'opacité technocratique qui caractérise parfois la Respublica européenne, et qui engage pourtant 500 millions d'entre eux.

Il a enfin évidemment raison quand il s'entoure des meilleurs experts, pourtant éloignés de sa famille politique, pour comprendre et mieux définir la place de la France dans la "complexité" du monde qui nous entoure.

Il a raison quand il sollicite l'ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine sur le volet de la réforme des institutions financières, vecteurs d'une mondialisation à "adoucir" ; quand il confie à l'ancien premier ministre Michel Rocard une mission sur les enjeux du futur - notamment ceux liés à l'Arctique et aux océans, démultiplicateurs de puissance pour "'Archipel France", puissance maritime présente sur les 5 océans.

Il voit loin quand il demande à l'ancien ministre Brice Lalonde, de veiller au sein des Nations Unies, à ce que la gouvernance écologique soit une solution face aux dérèglements climatiques et aléas environnementaux et ce à l'aune du prochain Sommet de la terre de Rio.

Nous nous reconnaissons en lui quand il demande aux économistes libéraux de gauche, Jacques Attali, au prix Nobel d'économie indien Amartya Sen et à l'américain "néo keynésien" Joseph Stiglitz, de penser les fondamentaux de la croissance française de demain.

C'est souvent dans les tempêtes que se révèle le courage du Capitaine ! Les présidences françaises de l'UE en 2008, du G8-G20 en 2011, les crises géorgiennes, ivoiriennes, libyennes et économiques et monétaires dans la zone Euro sont venues le démontrer avec acuité.

C'est aussi et surtout face aux formidables défis du futur que se mesure la prégnance de notre choix visant à soutenir Nicolas Sarkozy en 2012.

Comme lui, nous voulons engager une politique de l'innovation, qui garantira, demain, notre souveraineté et notre indépendance.

Comme lui, il faut dire la vérité aux Français et avoir le courage de faire les choix nécessaires pour que l'équilibre des finances publiques soit atteint en 2016.

Comme lui, nous voulons, que les Français reprennent leur destin entre leurs mains.
Nous croyons que la France, pour être forte, doit se réformer encore et continuer à se moderniser, sans laisser quiconque sur le côté, et regagner en compétitivité, seule voie pour amener croissance et emplois.

Fidèles à nos origines, sans jamais renier nos convictions, notre culture politique et l'âme de nos combats passées, légitimés par la prise en compte de nos divergences, nous sommes plus que jamais aux côtés de Nicolas Sarkozy, seul candidat à même de faire résonner nos valeurs progressistes et réformistes, comme il l'a énoncé dans sa Lettre aux Français.


Signataires membres du Bureau national de La Gauche Moderne :

Jean Marie BOCKEL Sénateur Ancien Ministre Président de La Gauche Moderne
Marielle GALLO Députée Européenne Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Michele STRIFFLER Députée Européenne Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Christian DEBEVE Délégué Général Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Charles BADACHE, Conseiller municipal de Caen Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Malika GAUTHIE, Conseillère municipale de Dijon Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Brigitte MAUROY, Conseillère régionale et conseillère municipale de Lille Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Sandra MOURGUES, Conseillère municipale de Fonsorbes,
Mourad SOUNI, Conseiller municipal de Dreux
Robert THEVENOT, Adjoint au maire de Calluire et conseiller d'agglomération du Grand Lyon
François BREBANT Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Patrick COMPTE Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Jean-Loup DUJARDIN Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Emmanuel DUPUY Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Hélène HAUTVAL Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Eric MALMAISON Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Lilia PARISOT Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Philippe PETIT Président du Mouvement Libéral Populaire de Martinique Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne
Simon Pierre TREZEGUET Membre du Bureau Politique de La Gauche Moderne




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La Gauche Moderne - Newsletter 34 - Février 2012

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Chers amis de La Gauche Moderne,

Notre parti est actuellement l’objet d’une offensive, tant interne que vers les médias, dans la perspective de notre prochain congrès et des élections présidentielles à venir.

Cette démarche, usant de l’entête et du logo de La Gauche Moderne sans mandat ni validation d’aucune de nos instances, vise clairement, sous couvert de liberté de choisir un candidat à l’élection présidentielle, à rompre avec la majorité présidentielle et à rejoindre, de facto, l’opposition et le Parti Socialiste.

C’est pour moi l’occasion de rappeler un certain nombre de choses sur lesquelles j’ai toujours été clair y compris dans mon expression publique :

1. La Gauche Moderne appartient depuis 4 ans ½ (depuis notre lancement en novembre 2007 et notre congrès fondateur de l’année suivante) à la majorité présidentielle, et c’est dans ce cadre que nous avons été présents aux côtés de nos partenaires (ou nos alliés de l’UMP et du Centre) dans toutes les échéances électorales depuis lors (Municipales, Européennes, Régionales et Cantonales).

Aujourd’hui encore l’ARES (Alliance Républicaine Ecologique et Centriste) dans laquelle nous sommes très investis, se réclame comme étant l’autre pilier de la majorité et donc on ne peut plus clairement de la majorité présidentielle, ce qui, au passage, nous différencie de la démarche du Modem de François Bayrou.

2. Depuis, nous avons lors de toutes nos réunions préparatoires à l’échéance présidentielle, et particulièrement depuis le renoncement de Jean-Louis Borloo en octobre dernier, prôné un libre débat au sein de notre parti sur cette question. Il a toujours été reconnu que nous respecterions les choix personnels de chacun pour le premier tour de l’élection présidentielle, pour autant que l’on n’aboutisse pas à l’éclatement de notre formation ou à une rupture avec la majorité dont nous sommes membres. C’est dans cet esprit que nous participons activement aux négociations au sein de l’ARES et avec nos partenaires de la majorité, en vue de soutenir les candidats de La Gauche Moderne pour les prochaines élections législatives.

3. J’ai moi-même pris soin, lorsque je me suis prononcé en faveur de Nicolas Sarkozy dès le 1er tour, de m’exprimer à titre personnel, rappelant que notre congrès en débattrait le moment venu et reconnaissant clairement qu’il y avait en notre sein des opinions différentes.
Je sais que cette prise de position annoncée en interne et expliquée au bureau politique national du 21 décembre dernier a provoqué pour certain d’entre vous de l’incompréhension.

Il ne doit pas y avoir de confusion entre mon choix personnel de soutenir Nicolas Sarkozy au moment où cela a encore un sens (et pas seulement dans les derniers jours de la campagne) et la réflexion de nombre de nos adhérents qui n’ont pas arrêté leur vote. C’est pour cela que je vais créer à l’extérieur de La Gauche Moderne, comme je l’avais annoncé dès le début de ce mois de janvier, un comité national « pour une France moderne et juste autour de Nicolas Sarkozy » auquel se joindront d’ailleurs plusieurs de nos collègues parlementaires et élus ainsi que des amis issus d’autres partis de la majorité (centristes et radicaux notamment).

4. L’erreur de celui qui mène cette offensive et de ceux qui le soutiendraient, n’est pas de prendre une position avant le congrès, n’est pas de faire un choix différent du mien pour l’élection présidentielle, et j’ai eu l’occasion de le lui dire clairement, mais c’est de vouloir nous entraîner dans une division voire une scission qui seraient mortelles pour notre parti.

Je considère « l’autre chemin » qu’il vous propose comme une impasse et même, dans le contexte actuel, un suicide politique pour La Gauche Moderne et c’est pourquoi je ferai mon possible pour couper court à cette dérive.

5. Au vu de la situation, j’ai décidé la réunion de nos instances exécutives et politiques.

Le comité permanent, notre organe exécutif, que j’ai réuni mercredi dernier a décidé à l’unanimité (8 membres présents, 1 excusé et 4 absents non excusés) de prendre des mesures conservatoires pour endiguer les opérations de déstabilisation de notre parti et de convoquer nos instances politiques.
Le  bureau  politique national se tiendra le jeudi 16 février.
Un conseil politique national se tiendra en amont du congrès avec pour objet principal de déterminer les propositions de La Gauche Moderne pour les élections présidentielles.
Enfin, sauf décision contraire du bureau politique national, le congrès national se tiendra  comme prévu le 24 mars prochain. C’est bien à l’occasion de celui-ci que La Gauche Moderne décidera de sa position pour les élections présidentielles.

Je compte beaucoup sur votre soutien dans ce moment crucial pour l’avenir de notre formation politique.

Bien amicalement à tous,



Jean-Marie Bockel
Président de La Gauche Moderne

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